Chambly : la communauté se rassemble autour des Championnats de cyclisme
Le temps d’une fin de semaine, Chambly s’est transformée en piste de course en accueillant les Championnats du monde sur route de l’UCI.
Samedi dernier, à 7 h 15, il y avait de l’action sur la route 112/boulevard De Périgny, de Carignan à Chambly. Les clubs cyclistes étaient nombreux à circuler sur ce tronçon qu’emprunteraient deux heures plus tard les cyclistes féminines dans le cadre des Championnats du monde sur route de l’UCI.
Intersections barrées
À 7 h 45, diverses intersections se barrent peu à peu. L’impatience se fait déjà sentir chez certains automobilistes. C’est notamment le cas à l’angle du boulevard De Périgny et de la rue Larivière, où un conducteur s’obstine avec un travailleur. « Les consignes de la Ville ne sont pas claires. J’aimerais donner des réponses, mais présentement, on ne peut pas. Ça va être beau plus tard », nous dit le signaleur routier impliqué.
Au parc Gilles-Villeneuve, les bénévoles s’affairent à leur besogne tandis que les cols bleus installent les chapiteaux. Les cyclistes sont attendues vers 9 h 20. Dès 8 h, les premiers spectateurs arrivent le long les barrières. « C’est une belle opportunité de voir quelque chose d’unique et d’extrêmement rare », estime François, de Chambly. « J’ai hâte de voir passer la rafale d’énergie. Je crierai au plus fort de mes poumons! », ajoute Daniel, aussi de Chambly. Hélène et Christiane, de Carignan, mettent l’accent sur l’aspect « grandiose et international » de ce qui est sur le point de se dérouler sous leurs yeux. « C’est le côté rassembleur qu’on aime », considèrent-elles. L’événement attire aussi des gens de l’extérieur. Nadine s’est déplacée de Delson. « Je ne voulais pas manquer ça. Je voulais avoir une bonne place », mentionne la femme prévoyante.
Au cœur de la campagne électorale, l’une des candidates de la circonscription et son équipe profitent du regroupement pour remettre des feuillets de leur parti en vue des élections provinciales du 5 octobre.
La fébrilité monte
À 8 h 45, le site est bondé. Les fanions sont distribués. Des cloches partisanes se font entendre. La fébrilité commence à monter. À 9 h 20, le cortège de véhicules qui précède le peloton passe devant la foule. Le point culminant est proche. Puis, au loin, les cyclistes, bien cordées, suivent. Les encouragements et les cris du public s’intensifient. Les athlètes passent à vive allure. Le moment dure moins de dix secondes. « Ça ne reviendra pas avant plusieurs années. À mon âge, c’est peut-être ma dernière chance de les voir. Ça a été rapide. Il ne fallait pas cligner des yeux », déclare un autre Daniel, venu de Repentigny.
En un instant, la foule se disperse et quitte le lieu. Sur la route 112, à l’angle de la rue Daigneault, les équipes se dépêchent de retirer les cônes orange afin de minimiser l’effet sur la circulation. Le décor est partiellement remballé jusqu’au lendemain où, cette fois, ce sont les hommes qui donnent rendez-vous à la foule.