La balle jaune solidaire

Jean-Guy Talbot anime une ligue de tennis à Richelieu. Une pratique dans la municipalité qui dure depuis plus de trente ans grâce à ses bénévoles.

Le tennis existe depuis longtemps à Richelieu. À sa manière, Jean-Guy Talbot y est pour beaucoup, comme plusieurs bénévoles réunis en comité. « J’ai pris la relève depuis une trentaine d’années, explique-t-il. Auparavant, les gens s’appelaient pour jouer. Aujourd’hui, nous fonctionnons autrement avec une ligue comprenant un volet amical, où les joueurs s’organisent par eux-mêmes, et un autre compétitif avec des classements par niveaux. »

Des classements

Faute de terrains l’hiver, les rencontres commencent au printemps et se terminent à la fin de l’été. Les matchs compétitifs s’organisent selon les compétences de chaque joueur. « Après 9 ou 10 matchs, un joueur peut monter ou descendre de section, poursuit l’organisateur. Il faut que les niveaux soient homogènes pour qu’il y ait du plaisir. »

Les matchs de compétition comptent 32 joueurs, 16 en amical, et une ligue junior permettant aux jeunes de progresser s’est aussi installée avec 40 apprentis. « Nous avons quatre terrains disponibles à Richelieu, poursuit Jean-Guy Talbot. Nous en laissons toujours un libre pour permettre aux familles ou aux joueurs en dehors de l’association de s’amuser. Pour maximiser le temps de jeu de chacun, tous les matchs que nous organisons se déroulent en double. »

Le tennis s’est installé dans la ville, mais le dirigeant a choisi de ne pas trop développer le phénomène, histoire d’en garder la maîtrise. « Tous nos matchs se déroulent à Richelieu. On ne refuse personne et la moitié de nos joueurs viennent d’autres villes. On n’organise rien dans les municipalités voisines, car nous manquons de bénévoles. Organiser des matchs et des tournois demande beaucoup de préparation et nous n’avons pas assez de bras, car entre s’assurer des horaires, juger du niveau des joueurs et mettre à jour l’application permettant aux pratiquants de s’y retrouver, nous devons gérer notre temps. La pandémie a fait du mal, car auparavant, nous étions plus nombreux pour tout organiser. »

Besoin de bras

Jean-Guy Talbot recherche des bénévoles pour aider. « Ce serait plaisant de pouvoir relancer la dynamique, mais je ne me fais pas d’illusion. Je viens d’une époque lors de laquelle il était normal de se donner corps et âme. Aujourd’hui, nous sommes six à tenir le projet. On fait avec ce que l’on a. »

L’activité reprendra lors du printemps prochain après une saison blanche en raison de travaux sur les courts. « La Ville nous donne les autorisations en mai, explique le dirigeant. Le tennis est très populaire à Richelieu. Il y a toujours du monde lorsque les courts se libèrent. Et au printemps prochain, on jouera sur une surface neuve! »