Chemin des Patriotes à Richelieu

Richelieu : travaux de stabilisation nécessaires sur le chemin des Patriotes

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTQ) révèle que des travaux de stabilisation sont nécessaires sur l’un des tronçons du chemin des Patriotes, à Richelieu.

Bertrand Loiselle vit dans le secteur de la route 133 (chemin des Patriotes) depuis plus de 60 ans. Au fil des ans, il a observé un affaissement de la côte qui donne sur la rivière Richelieu. « La situation se dégrade à plusieurs endroits. La falaise s’effrite », dit-il en montrant la paroi qui s’incline.

Il soutient que la route est achalandée plus que jamais, notamment en ce qui a trait aux poids lourds. « La route n’a pas été faite pour ça. Il y a plusieurs vallons d’affaissement. Ça amplifie leur (camions) impact au sol », remarque M. Loiselle. Il estime la situation sérieuse. « Si l’on a ne serait-ce qu’un infime risque d’affaissement, il faut être fou pour jouer à la roulette ainsi », considère celui qui affirme qu’une voie de contournement est à prévoir. 

Il s’est présenté devant les élus richelois lors de la plus récente séance du conseil municipal afin d’exposer ce qu’il constate, ainsi que ses craintes d’un potentiel affaissement.

Ministère des Transports

Le tronçon ciblé relève du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTQ). « Ce tronçon de la route 133 est sécuritaire à la circulation des usagers de la route. Si ce n’était pas le cas, le Ministère aurait pris les mesures nécessaires », déclare le MTQ. Il indique assurer une surveillance du site dans ce secteur et « ne fera aucun compromis avec la sécurité » des usagers de la route. Bertrand Loiselle n’est pas d’accord avec cette affirmation. « Il n’y a d’accotement pour personne, et ça roule très vite. C’est quoi, être sécuritaire? Comment peut-il dire ça? », se demande-t-il. 

Le MTQ confirme que plusieurs études, notamment géotechniques et hydrauliques, ont été réalisées sur le tronçon concerné de la route 133. « Ces études révèlent qu’une intervention de stabilisation du talus est nécessaire dans le secteur », dit le MTQ au journal. Il ajoute que des travaux en ce sens « sont prévus et doivent être réalisés ». Un projet est présentement à l’étape de la conception. Le coût et l’échéancier ne pourront être précisés que lors des prochaines étapes du projet.

Plusieurs instances impliquées

Le MTQ est en contact avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), puisque plusieurs autorisations environnementales doivent être obtenues pour ce type de travaux. Une partie du secteur étant située en zone agricole, une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec sera également requise. Des autorisations environnementales devront aussi être obtenues auprès de Pêches et Océans Canada.

Ministère de l’Environnement

À savoir quelles seraient les conséquences environnementales si un affaissement avait lieu, le MELCCFP répond que ces questions relèvent du MTQ. Le MELCCFP décrit tout de même la façon dont il interviendrait dans le cadre de ces travaux.

Un règlement en vigueur vient encadrer les activités d’un projet en fonction de leur niveau de conséquences sur l’environnement. Il répertorie les activités assujetties à une autorisation ministérielle, celles admissibles à une déclaration de conformité et celles exemptées d’une autorisation.

Selon l’ampleur des travaux projetés, leur localisation et les méthodes proposées par l’initiateur du projet, ceci pourrait faire en sorte que les travaux du MTQ soient exemptés, admissibles à une déclaration de conformité, assujettis à l’obtention préalable d’une autorisation ministérielle ou visés par la procédure d’évaluation et d’examen des conséquences sur l’environnement.

Ville de Richelieu

Bien qu’il s’agisse d’une infrastructure relevant du MTQ, la Ville de Richelieu assure « demeurer vigilante » quant à l’évolution de la situation et reste en « communication constante » avec le MTQ. « Nous sommes conscients qu’un affaissement aurait des répercussions importantes pour la collectivité. C’est pourquoi nous suivons de près les interventions du MTQ et transmettons nos préoccupations dès que nécessaire », termine Richelieu.