Richelieu : contre la fin d’un financement lié à la violence conjugale

Le ministère de la Sécurité publique (MSP) met fin au financement Violence conjugale et intrafamiliale accordé à la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent, une situation que Richelieu dénonce.

Le MSP met un terme au financement Violence conjugale et intrafamiliale qu’il octroyait à la Régie de police. « Il (MSP) incite les corps policiers à donner un service en remettant des sommes, et il met la hache là-dedans en voulant que le service continue », exprime Jacques Ladouceur, maire de Richelieu.

Du 1er avril 2021 au 31 mars 2024, la Régie de police a touché une subvention de 377 000 $. La somme a permis la mise en place d’un sergent détective coordonnateur en matière de violence conjugale. Ladite subvention a ensuite été renouvelée pour un montant de 290 000 $ pour les deux années suivantes. Elle prendra fin le 31 mars prochain. « Les ententes de financement initiales visant l’ajout d’effectifs spécialisés en matière de violence conjugale étaient prévues pour une durée de cinq ans. Le financement en continu des corps de police municipaux relève de la responsabilité de leur municipalité », justifie le MSP.

Hausse de dossiers

Lors de la plus récente séance du conseil municipal, Richelieu a fait savoir son appui à la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent.

Sur le territoire de la Régie, plus de 1 200 dossiers sont traités annuellement. « Aucune décision n’a été arrêtée à ce stade quant au maintien ou non de ce poste, mais une chose est certaine, les dossiers de violence conjugale devront être enquêtés et nous continuerons de leur accorder toute l’importance requise. La fin de cette subvention viendra ajouter une pression supplémentaire sur nos budgets d’opération », reconnaît Marco Carrier, directeur de la Régie.

Un « mauvais timing »

« Je pense que le gouvernement cherche de l’argent partout. C’est un mauvais timing. Du jour au lendemain, il a décidé de couper ces subventions. Mais le besoin est créé et on s’entend qu’il est concret, ce besoin », considère le maire richelois. Deux conseillères font partie des élus municipaux. « C’est une mauvaise décision. Il (MSP) prend en considération qu’il faut poser des actions pour prévenir, mais il nous enlève le financement pour le faire. Les bottines ne suivent pas les babines », s’inquiète Lise Ferland, l’une des deux conseillères municipales.