Richelieu : l’insécurité la nuit
Des commerçants de la Place Richelieu à Richelieu se plaignent de vandalisme une fois la nuit tombée. Ils en appellent à la police.
« C’est quoi la prochaine étape? Nos vitres vont se faire exploser? » Nathalie Richard, propritaire du magasin Lily Rose, déplore la situation que plusieurs commerçants vivent actuellement sur la place Richelieu à Richelieu. Mi-juillet, un vase a été brisé sur le trottoir et une boite postale de Postes Canada a été jetée à terre.
« Cela fait 25 ans que je suis ici et je n’ai jamais vu ça. » – Peter
Ces événements ne sont pas isolés selon la gérante qui craint une dégradation de la situation. « Ça commence à brasser à Richelieu, regrette-t-elle. Je me suis fait voler dans mon abri le mois dernier. Les poubelles sont vidées et les ordures jetées à terre. Au début, je pensais que c’était des mouettes. »
À proximité, Peter est le propriétaire du restaurant La Belle Province. Photos à l’appui, il montre la destruction de ses tables de pique-nique. « Cela fait 25 ans que je suis ici et je n’ai jamais vu ça. On assiste à une vague de pauvreté qui est apparue dans la ville. J’ai des caméras de sécurité autour du bâtiment et on y voit des itinérants qui viennent occuper l’espace la nuit. »
Caméras
Le gérant du restaurant est lassé de cette situation. « J’ai aidé ces gens en leur offrant à manger mais ce c’est pas possible qu’ils viennent casser en retour. Ils font leurs besoins, volent du matériel et prennent des drogues. Je dois faire régulièrement le ménage le matin en arrivant mais j’ai vraiment d’autres choses à faire. »
Peter a déjà appelé la police et pourrait bien déposer plainte pour régler la situation. « En tant que commerçants à Richelieu, on mérite de se sentir en sécurité. Il devrait y avoir des conséquences à ces actes mais on dirait qu’il faut des drames pour voir une réaction. J’aimerai que la police vienne patrouiller la nuit plutôt qu’à 15 h. »
De son côté, la Sûreté du Québec (SQ) est prête à intervenir. « Une victime d’infraction doit déposer une plainte pour qu’on ouvre un dossier, explqiue Valérie Beauchamp, porte-parole de la SQ. Dans certains cas, les images de caméras peuvent se révéler être d’une précieuse aide pour les enquêteurs. On recommande aussi de bien sécuriser les lieux avant de les quitter. Enfin, tout témoin de scènes de vandalisme peut appeler la SQ à tout moment. »