Haut-Richelieu-Rouville : la CDC souligne 30 ans d’existence
La Corporation de développement communautaire du Haut-Richelieu-Rouville (CDCHRR) souligne ses 30 ans à travers le colloque Héritages et horizons, des ancrages en mouvement de la CDCHRR.
« C’est une très grande évolution », reconnaît Nathalie Grenier, directrice de la CDCHRR, quand elle survole les trois décennies de l’organisation. Au tout début, on y comptait un vingtaine de membres. Aujourd’hui, il est question de plus de 70 organismes membres. Une quarantaine de partenaires s’ajoute au lot. « Depuis 2017-18, on a un financement un peu plus varié. On n’est pas là où l’on devrait être, mais on a quand même quelque chose de plus intéressant », fait valoir la directrice.
Ces 30 ans ont été soulignés lors du colloque Héritages et horizons, des ancrages en mouvement de la CDCHRR, à la fin du mois d’avril dernier. Il s’agissait d’un premier événement de ce genre pour la CDCHRR. Elle a présenté sa nouvelle image de marque durant l’événement. La CDC a également profité de ce moment pour faire un tour d’horizon présentant les faits saillants de toutes ces années. Tout au long du colloque, les membres étaient invités à nommer un élément du passé, un élément du présent et un élément qu’ils souhaitent voir survenir dans l’avenir. « La grande distinction, c’est que maintenant, les municipalités vont faire appel à la CDC d’emblée. Ce n’était pas le cas avant. Il y a une ouverture à ce que l’on travaille de mieux en mieux ensemble. C’est notre souhait pour le futur », observe Mme Grenier.
Nathalie Grenier est arrivée à la tête de la CDCHRR en 2006. Elle mentionne qu’à l’époque, ils étaient dans un processus d’états généraux pour lutter contre la pauvreté. « Ce qui était ressorti, c’était la persévérance scolaire et la construction de logements sociaux. Vingt ans plus tard, avec les logements sociaux, on est environ au même point. C’est en train de nous péter dans la face », observe-t-elle.
Après la grève
Du 23 mars au 2 avril derniers, le milieu communautaire s’est rallié au mouvement de grève Le communautaire à boutte!. Nathalie Grenier estime que les organismes se sont fait entendre. « Ce que j’avais rarement vu, c’est toute la couverture médiatique que l’on a eue, particulièrement des médias locaux. Ça a été quelque chose d’important », remarque-t-elle. La directrice ne s’attend pas à des gains majeurs d’ici les prochaines élections. « Mais ce mouvement, c’est le début de quelque chose.
Ça a éveillé quelque chose qu’il faut garder vivant. Cette année, particulièrement, on espère que ça va teinter la campagne électorale », affirme celle qui souhaite des engagements de la part du politique. Elle revient sur le rôle du communautaire. « On nous demande de répondre de plus en plus à ce que le réseau (de santé) n’est plus capable de répondre, car il est saturé. On cherche à arrimer nos deux entités pour répondre aux besoins de la population », entrevoit-elle. Nathalie Grenier souligne que la période de la COVID-19 a mis en reflet des lacunes. « La pandémie a vraiment été un tournant. Les organismes ont été considérés comme des éléments de premier plan. On a fait le constat de notre importance, malgré l’épuisement », rappelle-t-elle.
L’événement en soi
Les 29 et 30 avril derniers se tenait donc le colloque Héritages et horizons, des ancrages en mouvement de la CDCHRR. En guise d’introduction à ces deux journées, les membres ont assisté à une conférence/atelier intitulée Un coup de rame à la fois, de Mylène Paquette. Celle-ci, avec toute la passion qui l’habite, a démontré la nécessité du travail collectif. Sans l’équipe terrestre qui l’accompagnait, son périple n’aurait pas été possible. Chacune de ces personnes jouait un rôle phare puisque sa vie en dépendait, seule au milieu de l’océan. « Ce constat était tout à fait à propos dans l’optique de tisser des liens entre les organismes quant à la réponse aux besoins de plus en plus complexes auxquels ils font face au quotidien », considère la CDCHRR. Par la suite, des ateliers sur le développement de l’intelligence émotionnelle, la gestion des conflits et le leadership agile en gestion de changement ont été proposés aux membres.
Lors de la deuxième journée, ces derniers ont eu droit à des ateliers portant sur la gestion du temps, l’optimisation des pratiques avec l’intelligence artificielle et le sentiment d’impuissance. En après-midi, les partenaires, notamment ceux issus du milieu municipal, se sont joints aux organismes afin de participer au théâtre forum du Regroupement québécois en action communautaire autonome intitulé Ramer dans le même sens, de la troupe de théâtre AVATAR. Le but de cet exercice était de démystifier les façons de faire, tant dans le milieu municipal que dans le communautaire, afin de mieux se comprendre et de mieux travailler ensemble.