Chronique communautaire : une grève pour faire changer les choses
La famille Dakôté est la porte-parole des organismes communautaires de la région.
Michel Dakôté revient de sa marche tout énervé : « Tu ne sais pas ce que j’ai appris en prenant un café avec Luc? » demande-t-il à sa femme Micheline. Celle-ci lui répond de s’assoir avant de tout lui raconter :
« Les organismes communautaires vont faire la grève. Leur situation financière est tellement grave que plusieurs d’entre eux, dans la région et partout au Québec, ont décidé d’envoyer un cri du cœur. »
Micheline est étonnée et se questionne. Ce n’est pas, selon elle, dans l’ADN des organismes qu’elle fréquente de cesser leurs services aux personnes dans le besoin. « Je vais vérifier auprès de mes contacts…» dit-elle, sceptique.
Quelques jours plus tard, attablés au centre communautaire, ça discute fort. « La grève, ça n’a pas de bon sens, qu’est-ce que les gens vont faire? », s’exclame Ginette.
« Pas de panique, c’est un mouvement pour sensibiliser la population et demander un financement adéquat pour répondre aux besoins. Chaque organisme va adapter ses actions en fonction de sa mission » explique Nicole, qui siège au conseil d’administration de l’organisme.
Cet après-midi-là, au café-discussion, toutes et tous échangent sur la dure réalité des organismes communautaires : financement insuffisant et précaire, conditions de travail non concurrentielles, mais aussi l’aspect essentiel de leurs services et leur effet positif sur notre communauté.
Micheline en reparle avec Michel au souper : « Ça m’a fait réfléchir… On tient souvent les organismes pour acquis, mais j’ai réalisé que leur existence est fragile et que l’on serait dans le pétrin s’ils devaient fermer pour de bon. »
« La grève servira à faire reconnaitre l’importance du filet social assuré par le communautaire. Je pense que je vais me joindre au rassemblement par solidarité. »
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